LE MOT DU PRESIDENT

LE MOT DU PRESIDENT


Le 1er mai, fête des travailleurs, est traditionnellement consacré, à travers les discours prononcés, à mobiliser la gauche par les enjeux de société pour lesquels elle se bat.

Des valeurs de solidarité, d’émancipation, de bien être pour tous, d’attention aux plus défavorisés et de démocratie.


Le muguet de cette année aura, pour les socialistes, une senteur fade et ses clochettes en berne … !


Certes, il s’agira de continuer le combat contre la droite au pouvoir et le gouvernement NVA/MR de Charles MICHEL qui, mois après mois, nous accable par une politique de régression sociale (saut d’index, retraite à 67 ans, démantèlement des services publics, attaque des pensions.


Mais le muguet de cette année est fané !

Mr Sanpo

Lors de son discours à Charleroi, au 1er mai de l’année 2015, Paul MAGNETTE déclarait : « Le socialisme aura besoin de 2, 3 voire 4 premiers mai pour recréer une forte majorité sociale.  C’est un long et difficile combat, il nous faudra  beaucoup de patience et de persévérance pour réexpliquer à l’opinion la force de grandeur des valeurs socialistes ».


Il évoquait la crise de la gauche et de la sociale démocratie européenne au pouvoir et la difficulté pour le PS des lendemains délicats d’une participation gouvernementale.


Or, la question qui se pose aujourd’hui est celle de savoir combien faudra-t-il de 1er Mai supplémentaires pour effacer les dégâts causés par le scandale Publifin et Nethys et les cumuls financiers exorbitants ou des responsabilités que l’opinion publique rejette sévèrement en les reprochant quasi exclusivement aux élus socialistes.


Le Parti Socialiste est une léthargie acculé dans les cordes du ring politique.  Ses militants sont désabusés voire écœurés.  L’exode de ceux-ci est patent. Le PTB en profite pour nous tondre la laine électorale sur le dos.


On annonce pour septembre la tenue de la conclusion du « chantier des idées ». Elles devront être fortes, nouvelles, radicales, wallonnes, anticapitalistes si nous voulons, pas à pas, regagner la confiance de nos concitoyens.


Au-delà des idées, il faudra renouer avec une politique de présence dans les quartiers, les conflits sociaux, les combats associatifs, les engagements de terrain, bref retourner à la base, si l’on veut retrouver une crédibilité de proximité.


Il faudra « remettre le militant au centre du processus décisionnel… leur rendre la parole » comme l’a déclaré le nouveau président de la Fédération PS de Liège Jean-Pierre HUPKENS.


A la FASAC, nos militants plus âgés, ont déjà connu bien des crises et de ressacs électoraux sans céder au découragement.


Certes, la vieille garde sait critiquer, mais elle est aussi capable – amenée par la foi du charbonnier – de se serrer les coudes et de retourner au combat.


Tel est notre état d’esprit et notre volonté.  A la fois, soucieux de combattre un gouvernement antisocial et désireux d’aider à ce que le PS retrouve du tonus pour que ne soient pas galvaudés les acquis des riches combats du passé et espérer encore connaître des lendemains qui chantent.


Bon premier mai.  Au combat.

FASAC


FEDERATION DES AINES SOCIALISTES DE L'ARRONDISSEMENT DE CHARLEROI